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De la tolérance pour les Vichystes | Forum

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TotoPeps
TotoPeps Oct. 26

On a beaucoup glosé sur la vilenie des gendarmes de Vichy, moutons carnivores d'un régime autoritariste pour les uns, génocidaire pour les autres, etc.

Mais quid de la tolérance, laquelle découle de la compréhension ?

Envisagez donc le jeune Durand, gamin gentil, avenant, qui rentre chez lui le soir et qui en guise de bonsoir se prend rien moins qu'un poing dans la figure de la part de son père ! Garde-à vous ! Si le garde-à-vous est correct, il peut passer. Sinon, c'est l'uppercut.

La mère du jeune Durand ne manque point d'affectivité, certes, mais ne s'en trouve guère plus douce. Elle lui caresse les cheveux, oui, mais avec une fourchette.

A l'heure du repas, c'est du pain noir, puis en guise de dessert, une tranche de pain blanc.

Forcément, avec un tel traitement, le jeune Durand devient intolérant, autoritariste, en un mot comme en cent : gendarme.

La suite des évènements, dans laquelle il n'a aucune responsabilité, le conduit à servir le funeste gouvernement de Vichy.

Vichy, donc. Qu'on se figure un peu le pauvre Maréchal. Le voici enfin à la retraite après une vie ereintante et tandis qu'il tente de se rouler un trois feuilles avec ses vieux doigts crispés - c'est la galère il en tombe de partout - un képi arrive et lui dit "Maréchal, on a besoin de vous !" "Encore ? Merde bordel !" et le collage de se déchirer complètement.

Voilà donc le pauvre Pétain entouré d'hommes de la Gestapo surboostés aux amphétamines US. On exige des discours de sa part et surtout des Juifs à déporter.

Que faire ? Le Maréchal appelle l'administré Bénichou et lui dit "dis donc Simon, j'ai un problème là. Les Bosches me demandent de tes Juifs : soit je leur en donne 10, soit ils en prennent 100. Je pense que le mieux, c'est que tu t'en occupes, tu connais mieux ta communauté que moi. Si je le fais tout seul je risque de faire mauvaise pioche."

Et le sieur Simon Benichou de sauter sur l'opportunité, "t'inquiète pas Philippe, on va s'occuper de cette requête", tout en pensant "tiens là je vais bien le niquer le Cohen".

La morale de cette histoire, c'est que dans les évènements complexes, il faut se garder de juger toute la forêt à l'aune d'un seul arbre.

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