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Le monde entier vient s'installer en France pour profiter de notre mirifique système social. Pourquoi n'importe quel bamboula du fin fond de la Guinée pourrait-il vivre comme un prince dans notre beau pays aux frais de l’État et pas toi, camarade Français de souche ? L'Organe t'explique toutes les astuces pour renoncer au travail et devenir toi aussi un chômeur professionnel connaissant toutes les ficelles du métier.

Point besoin de frauder comme un vulgaire élu socialiste ou UMP pour profiter du système. Ce merveilleux pays qu'est la France offre en effet à ses concitoyens toute une panoplie d'aides, allocations et subventions qui permettent à quiconque veut bien s'en donner la peine de s'installer légalement et confortablement dans le non-travail et de vivre royalement aux frais de l'État, et ce de façon durable voire permanente. Difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi certains citoyens persistent à s'emmerder à se lever le matin pour aller se faire exploiter toute la journée par un patron pour un salaire de misère. D'un autre coté, il faut bien qu'un nombre important de travailleurs financent par leurs impôts et cotisations les armées de non-travailleurs, et l'on ne peut que les remercier de leur dévouement.

Tant qu'on n'a pas la chance d'être au chômage, on ne peut pas réaliser à quel point le statut de chômeur professionnel est enviable dans notre pays. Les étrangers ne s'y trompent pas, eux qui viennent par millions s'installer chez nous avec leur famille au grand complet afin de maximiser leurs chances de percevoir tout le panel des mirifiques allocs que la France offre sur simple demande à tous les miséreux de la terre. La plupart du temps, ces gentils immigrés emplis d'un amour sincère pour (les allocs de) notre pays préparent leur arrivée chez nous bien à l'avance, prenant soin de se renseigner sur tous les avantages auxquels ils peuvent prétendre chez nous, grâce notamment à certains sites spécialisés dans les conseils à l'émigration: http://www.senegalaisement.com. 

Curieusement, les Français sont souvent bien moins renseignés que les étrangers sur leur propre système social, et ignorent comment en profiter. C'est donc dans un souci de justice et d'équité entre gentils immigrés et Français de souche que l'Organe vous décrit ci-après le vade-mecum du parfait chômeur professionnel.

Être au chômage

Avoir été licencié, ou avoir perdu son emploi, est évidemment la première des conditions pour envisager d'embrasser la carrière de chômeur professionnel. Si c'est ce qui vient de vous arriver, séchez vos larmes, courrez à la supérette, achetez une bouteille de champagne et sifflez-la joyeusement en trinquant au merveilleux système social français que le monde entier nous envie. Vous allez enfin pouvoir vivre tranquillement en ne branlant rien de toute l'année, et être rémunéré par l’État pour cela. Mais auparavant, il va falloir en passer par différentes étapes et formalités, certes un peu rébarbatives mais indispensables à l'officialisation de votre statut de chômeur professionnel. Hé, ho, on n'a rien sans rien, hein.

S'inscrire à pôle emploi

Pôle emploi ne sert à rien, tous les chômeurs professionnels le savent, mais c'est toujours bien de s'y inscrire ne serait-ce que pour faire grossir les chiffres du chômage - et apporter votre modeste contribution à la faillite du système. Rassurez-vous, votre inscription à Pôle emploi ne vous engage pas à grand chose et vous n'aurez que rarement besoin d'interrompre votre grasse matinée pour vous rendre dans ses locaux afin de répondre à d'éventuelles convocations. Souvent, vous ne serez même pas convoqué tant le personnel est débordé et s'emmêle les pinceaux dans les millions de dossiers que ces malheureux salariés de l'administration du non-travail ont à traiter quotidiennement. Si vous êtes quand même convoqué par un employé plus zélé que ses collègues, pas de panique: sachez que le pauvre hère qui vous reçoit est quasiment aussi précaire que vous et qu'il y a de fortes chances qu'il ne soit plus là (car viré ou en fin de CDD) lors d'un prochain rendez-vous. Un autre l'aura remplacé, pas du tout au courant des détails de votre dossier, et vous pourrez donc à nouveau lui raconter - comme à son prédécesseur - toutes les fadaises que vous voulez.

Pour autant, il s'agit de la jouer tout de même un peu fine devant le monsieur ou la dame de l'administration afin de correspondre au profil-type du chômeur: il s'agit de faire croire que vous cherchez effectivement du travail, et de façon active. Lors de l'entrevue, gardez-vous donc d'avoir une apparence trop pimpante (évitez les fringues swaggy et la Rolex au poignet, fut-elle fausse), prenez votre mine de circonstance (las et déprimé) et assurez votre interlocuteur que bien entendu que vous passez vos journées à chercher du travail. Bien sûr que votre vœu le plus cher est de retrouver un emploi au plus vite, fut-ce le plus misérable et le plus mal payé... mais malheureusement vous ne pouvez que déplorer qu'il semble que ce soit le marché du travail lui-même qui ne veuille pas de vous. Si vous avez bien joué votre rôle, le type ou la gonzesse en face de vous aura la larme à l'œil et sera plein d'empathie à votre égard, osant à peine vous déranger pour d'ultérieures convocations.

Demander (et obtenir) le RSA

L'inscription à Pôle emploi c'est un bon début, une sorte de rite initiatique permettant d'entrer dans la carrière, mais donc ça sert à rien. Le RSA, par contre, est le joyau du système social français, le précieux sésame qui vous ouvre les droits aux multiples allocations et aides, et il est donc impératif que vous puissiez en bénéficier comme les millions d'étrangers venus du fin fond de leur pays pour le réclamer. Rassurez-vous, tout chômeur a droit au RSA, y compris les débutants. Il vous suffit de justifier d'un domicile, fut-il faux ou de complaisance, et roule ma poule, vous voilà deux mois plus tard bénéficiaire du prodigieux sésame. A partir de là, le monde fabuleux des allocations et aides françaises diverses et variées s'offre à vous.

Demander (et obtenir) la CMU base
Dès que vous êtes équipé du RSA (439€ mensuels pour un célibataire), vous pouvez légitimement prétendre à la CMU, la sécurité sociale des nécessiteux. Deux mois avant la fin de votre couverture sociale liée à votre ancienne activité de salarié, allez-y gaiement, téléchargez la paperasse sur ameli.fr, remplissez-la et retournez-la à votre CPAM. Deux mois plus tard, vous voilà couvert par l'assurance maladie comme tout bon salarié, et c'est le gentil État français qui réglera toutes vos dépenses de santé. Mewci patwon.

Demander (et obtenir) la CMU complémentaire

Et dire qu'il y a des millions de cons de travailleurs qui payent leur mutuelle santé plein pot à raison de 80 à 200€ par mois, alors que l'État français offre dans sa grande générosité la gratuité de mutuelle complémentaire santé aux chômeurs ! En tant que chômeur professionnel et bénéficiaire de la CMU-base, vous avez donc à présent droit vous aussi à cette magnifique mutuelle d’État qu'est la CMU-C, et vous seriez bien idiot de ne pas en profiter: faites très vite valoir auprès de votre CPAM vos droits de miséreux déjà bénéficiaire de la CMU base, exigez votre accès immédiat à la CMU complémentaire, et bienvenue au club des ultra privilégiés qui n'ont plus à se soucier des coûts souvent ruineux des dépenses de santé: à vous les nouvelles lunettes chaque année, les soins dentaires gratuits, les check-up quand bon vous semble et les visites chez le médecin au moindre éternuement. Ne vous gênez pas, profitez, c'est l'État qui régale, et ces imbéciles de travailleurs qui financent.

Demander (et obtenir) l'allocation logement

Vous touchez le RSA, vous avez à présent une meilleure couverture sociale que la plupart des salariés, et vous vous dites que c'est déjà Byzance. Mais c'est loin d'être fini: dans son incommensurable générosité, la CAF dont vous dépendez vous offre de participer au paiement de votre loyer ! Allez hop, on télécharge la paperasse sur caf.fr, on la remplit, on fournit les quelques photocopies demandées, et deux mois tard la gentille CAF vous versera chaque mois jusqu'à plus de la moitié de votre loyer. C'est-y pas beau ?

Demander (et obtenir) la gratuité transports

Mais la CAF peut se montrer encore plus gentille avec vous, suffit de le lui demander. Les dépenses de transports sont souvent un poste important dans un budget de travailleur et, là encore, le statut de chômeur professionnel comporte un avantage précieux sur celui de salarié: la gratuité totale des transports en commun. Fini de faire la queue comme des moutons devant les guichets RATP ou Transilien pour acheter votre ticket ou votre ruineux pass mensuel, la CAF vous équipe d'un badge magique à recharger tous les trimestres qui vous permet de voyager gratuitement et à volonté sur tous ses réseaux ferrés et routiers hors SNCF. Cerise sur le gâteau, la gratuité transport vous permet également d'entrer gratuitement dans les musées, expositions, visites guidées et animations culturelles: vous pourrez donc venir au Louvre quand bon vous semble déguster tranquillement votre kebab tout en admirant un Delacroix, un Renoir ou une sculpture grecque antique sans avoir à débourser le moindre sou. Comme quoi, en plus de tout, l’État n'oublie pas d'inciter ses braves petits chômeurs à se cultiver, trop gentil, merci les gars !

Se mettre en surendettement pour niquer les huissiers

Rien de plus désagréable que d'être dérangé par un huissier de justice venu vous saisir alors que l'on est tranquillement en train de préparer un barbecue dans son jardin à l'heure de l'apéro. Face aux hyènes que constituent les huissiers, il convient donc au chômeur professionnel de sortir l'arme de destruction massive: le dossier de surendettement.

Le dossier de surendettement est assez laborieux à constituer, mais franchement ça vaut le coup de se casser un peu la tête quelques jours pour rassembler les pièces car, dès qu'il est accepté (et il sera accepté dans l'immense majorité des cas), adieu les soucis: tous les chacals de créanciers qui vous courent après sont stoppés net dans leur élan, il leur est désormais interdit de vous envoyer des huissiers, et encore moins de se servir sur vos comptes bancaires. Bien fait, bande d'enfoirés ! Désormais, chaque fois qu'un huissier vient vous rendre visite, vous lui brandissez fièrement sous le nez le récépissé d'acceptation du dossier: y a rien pour toi ici camarade, va voir ailleurs si j'y suis. Variante: vous pouvez aussi l'inviter à partager votre apéro, surtout si l'huissier est de sexe femelle et qu'elle est bien roulée (ça peut arriver), histoire de montrer que vous êtes un gars cool et que malgré votre petit contentieux vous ne lui en voulez pas. Mais l'expérience démontre que ces gens-là sont malheureusement assez peu conviviaux

Un conseil: l'administration est généralement négligente et mal organisée, et l'information entre services circule mal. Ce qui fait que, malgré l'acceptation de votre dossier de surendettement, certains huissiers mal embouchés ou mal informés peuvent continuer à débarquer chez vous. Si vous êtes en vacances ou absent de votre domicile, il est donc utile de placarder sur votre porte l'avis d'acceptation de dossier de surendettement, histoire de bien mettre les points sur les i de ces fâcheux avant qu'ils essaient de démolir votre entrée pour saisir vos biens. Non mais des fois.

Demander les tarifs sociaux EDF-GDF et Orange

Le plus gros des démarches est fait, vous voyez les € commencer à pleuvoir chaque mois sur votre compte en banque sans que vous ayez à vous préoccuper d'autre chose que de vos loisirs et hobbies et du programme télé. Fini de vous lever à des heures inhumaines, fini de vous entasser dans la puanteur du métro au contact de tous ces damnés de la terre qui n'ont pas compris les vertus du chômage professionnel. Vous avez bonne mine et vous avez peut-être même pu vous remettre au sport dans une salle proposant des tarifs sociaux.

Car l'un des autres avantages de votre nouvelle carrière est qu'elle vous permet de bénéficier de réductions sur les tarifs pratiqués par certaines entreprises et commerces, voire des fournisseurs d’État tels EDF-GDF et Orange. Sachez cependant que, pour une fois, on ne peut que constater que les remises que vous accorderont ces derniers relèvent carrément du foutage de gueule, témoignant d'un mépris du chômeur professionnel assez étonnant dans ce pays qui les apprécie par ailleurs autant. Chez EDF, par exemple, ne comptez pas pouvoir déduire plus de 140€ sur votre facture annuelle - et encore il faut que vous ayez un compteur de forte puissance. Chez Orange, le tarif social ne porte que sur votre abonnement (6,49€ par mois contre 16,90€ pour un abonnement "standard"), mais tintin sur les communications qui restent intégralement à votre charge. Comme quoi ces deux-là sont quand même des gros rats, surtout vu tout le pognon qu'ils encaissent sur le dos des Français. M'enfin, aucun système ne peut être parfait et même les miettes sont bonnes à prendre pour le chômeur professionnel.

Aller pleurer chez l'assistante sociale

L'assistante sociale est la meilleure amie du chômeur professionnel. Une sorte de confidente à laquelle vous pouvez (et devez !) raconter toutes les difficultés de votre vie, surtout lorsqu'elles sont imaginaires. Face à elle, n'hésitez jamais à charger la barque pour vous montrer telle qu'elle vous considère en son for intérieur: un cas social en voie de clochardisation qu'il est nécessaire d'aider pour qu'il conserve un semblant de dignité et ne sombre pas complètement.

Un rendez-vous avec l'assistante sociale se prépare. Il faut que vous ayez l'air vraiment au bout du rouleau chaque fois que vous la rencontrez. Pour ce faire, évitez si possible de vous laver, raser et brosser les dents deux jours avant l'entretien. Rongez-vous les ongles et mettez vos fringues les plus ringardes et les plus élimées - sans toutefois bien sûr en faire trop au risque qu'elle s'aperçoive que vous vous foutez de sa gueule. Devant elle, usez de vos talents de comédien pour avoir l'air un peu hagard, répondant à ses questions de manière hésitante et décousue: il s'agit qu'elle réalise que votre chômage prolongé met en péril également votre santé mentale, et qu'elle ait donc d'autant plus envie de vous venir en aide.

Politiquement, toutes les assistantes sociales sont d'extrême-gauche. Pas question donc de vous hasarder à lui débiter vos sornettes racisto-fascisto-nazies consistant à maudire ces hordes de bamboulas venus piller le système social français, ni même de vous risquer sur le terrain de la discussion politique. Non, vous n'êtes là que pour parler de vos tristes et douloureuses conditions de vie... et, en bon bamboula blanc, réclamer des chèques pour régler vos factures courantes.

Car l'assistante sociale sert surtout à ça: ses bonnes relations avec les administrations et institutions françaises (EDF, Orange, services fiscaux, etc) lui permettent de demander en votre nom de grosses remises sur certaines factures que, sans elle, vous ne pourriez honorer. N'hésitez donc pas à venir régulièrement lui donner de vos nouvelles, montrer vos factures en souffrance et pleurer sur votre triste sort afin qu'elle sorte son chéquier et se remue un peu en votre faveur. De plus, même si elle est d'extrême-gauche, soyez bien persuadé que l'assistante sociale est ravie de votre visite. Toute la journée, elle voit défiler des miséreux mal blanchis venus du monde entier et ne parlant pas un traître mot de notre belle langue, et le fait de pouvoir s'entretenir avec vous sans l'intermédiaire d'un interprète Tamoul, Béninois, Syrien ou Irakien lui fait des vacances dans son emploi du temps chargé. A chacune de vos visites, traitez donc cette précieuse serviteuse de l’État avec un respect onctueux et déférent, en évitant bien sûr de lui souffler votre haleine de phoque au visage.

Faire réparer sa voiture par le Conseil Régional

Vous voilà maintenant un chômeur professionnel compétent, mais encore loin d'être virtuose. Tâchez donc de vous perfectionner en vous inspirant notamment des techniques développées par les Nord-Africains, devenus experts en extorsions d'aides de toutes natures à l'État français. Il est ainsi assez aisé de faire réparer sa voiture par l’État pour un chômeur professionnel astucieux: adressez des courriers comminatoires aux administrations de votre ville, de votre département ou de votre région (en évitant naturellement le papier à en tête et le monogramme à vos armoiries) et arguez du fait que l'état déplorable de votre tas de boue vous empêche de chercher efficacement du travail. C'est vrai, quoi: vous devez utiliser votre voiture pour vous rendre chaque jour à vos différents entretiens avec de potentiels employeurs, et, padbol, votre joint de culasse vient de lâcher, cet enfoiré. Bien sûr, cela demande de s'activer un peu (rédiger des courriers est forcément une corvée pour le chômeur professionnel), mais sur le lot il y a de fortes chances qu'une administration finisse par accéder à votre demande et prenne en charge une bonne part des réparations demandées. Et si vous n'obtenez pas de quoi changer le joint de culasse (qui de toutes façons allait très bien), vous pourrez au moins changer vos pneus.

Une astuce pour mettre davantage de chances de votre côté: en déclinant votre identité en haut de votre courrier de récrimination (toujours manuscrit, écrit d'une main hésitante et truffé de fautes d'orthographe), insérez un deuxième prénom imaginaire d'origine maghrébine. Les statistiques ont en effet démontré que les demandes émanant de personnes originaires d'Afrique du Nord ont plus de chance d'aboutir que celles de Français de souche. On se demande pourquoi mais c'est ainsi. Si donc vous n'avez pas la chance d'être né à Alger ou à Bamako et que vous vous appelez François Dubois, présentez-vous par exemple comme François-Abdel Dubois, ou Mamadou-François Dubois, afin de faire meilleure impression au fonctionnaire qui ouvrira votre lettre.

Faire payer ses vacances par la mairie

Naturellement, vous considérez à juste titre qu'un chômeur professionnel a tout autant le droit à des vacances qu'un vulgaire salarié. Toute cette pression de non-travail que vous subissez à longueur d'année doit bien trouver un exutoire, et des vacances au soleil et aux sports d'hiver une fois par an vous sont tout aussi impératives qu'à ces cons qui ont choisi de bosser. Vous avez bien raison, et certaines administrations sont aussi de cet avis puisque vous constaterez que des courriers bien rédigés (c'est-à-dire revendicatifs et écrits avec les pieds) à tel ou tel édile local auront pour effet de vous faire inviter à des séjours gratuits dans certains centres aérés ou campings municipaux de destinations françaises pittoresques à défaut d'être exotiques. Bien sûr, ce ne sera pas Nassau ou Gstadt, mais un petit changement d'air aux frais de la princesse est toujours bon à prendre.

Faire des enfants pour toucher le jackpot aux Allocations familiales

Sachez-le, si vous souhaitez jouer dans la cour des grands chômeurs professionnels, il vous faut impérativement envisager de faire des enfants. Les enfants sont le jackpot assuré pour le chômeur professionnel dans le système social français: plus vous en avez, plus vous touchez. Et attention, c'est pas comme au bandit manchot: à tous les coups l'on gagne, c'est la CAF (et donc ces cons de travailleurs) qui régale !

Là encore, c'est des Nord-Africains, champions du monde toutes catégories en fabrication d'enfants, qu'il faut vous inspirer. Si vous comptez faire les choses aussi sérieusement que ces artistes de l'extorsion d'allocs, il est impératif que vous vous trouviez une compagne de bonne composition, qui accepte de se faire engrosser régulièrement. Elle doit en effet être capable de mettre bas de nombreux enfants: à partir de 3, la CAF commence à vous verser des allocs, alors aucune raison de ne pas en faire 5, 6, 7 ou 8, surtout si vous souhaitez disposer du niveau de vie d'un cadre supérieur et de revenus mensuels se montant à plusieurs K€. Avec une ribambelle de morveux, la vie de château vous tend les bras et vous n'aurez plus à endurer l'ironie de votre crétin de beau-frère qui, avec son job de comptable-adjoint chez Matra, ne gagne pas plus que vous tout en se faisant exploiter 14 heures par jour. Bien sûr, l'entretien de vos nombreux rejetons nécessitera quelques frais, mais la jeunesse se contente de peu et de modestes plats à base de pâtes, riz et couscous suffiront à leur bonheur comme à leur croissance. Sans compter que, plus tard, leurs petits trafics seront pour vous sources non négligeables de revenus complémentaires.

Pour plus d'efficacité, et si vous voulez encore accroître vos gains, vous pouvez même vous convertir à l'islam: cela vous permettra de prendre plusieurs épouses et de multiplier les enfants quasi à l'infini. Là, on quitte la vie de château pour passer dans la tranche supérieure si enviée des grandes fortunes du chômage professionnel. Vous appartenez désormais à l'aristocratie du chômage professionnel et vous pouvez envisager de vous acheter un yacht pour vos prochaines vacances. Il faut cependant accepter d'adopter une religion moyenâgeuse, ce qui pose convenons-en un petit problème moral que certains chômeurs professionnels déjà satisfaits de leur sort peuvent juger insurmontable.

Demander (et obtenir) le tarif social cantine scolaire

D'accord, on peut faire manger ses enfants pour pas cher. Mais quand même, qu'est-ce que ça bouffe ces petites bêtes-là, surtout quand on en a une ribambelle autour de soi ! Heureusement, là encore, l’État n'a pas oublié de penser en priorité aux chômeurs professionnels en leur proposant de faire manger leurs enfants jusqu'à dix fois moins cher que les enfants de ces cons de parents d'élèves salariés. N'hésitez donc pas à faire valoir vos droits de parent d'élève chômeur professionnel auprès de la direction de votre école dès la rentrée.

Demander (et obtenir) l'allocation de rentrée scolaire

Une fois que vous avez votre tripotée d'enfants, c'est cool, tout baigne, vous êtes devenu l'un de ces grands seigneurs du chômage professionnel que l'on regarde avec admiration dans les soirées entre amis. Mais vous avez encore quelques goodies à gratter dont il n'y a pas de raison de vous priver. Septembre est le mois de perception de l'allocation de rentrée scolaire, et aucun chômeur professionnel digne de ce nom ne peut manquer d'exiger de l'encaisser dès lors qu'il est père de famille. Son montant est indexé sur le nombre de vos enfants, et les gentils socialistes ont fait encore plus fort que leurs prédécesseurs de l'UMP puisqu'elle est désormais déclarative, sans aucun contrôle. Ce qui veut dire que vous pouvez tricher sur le nombre de vos rejetons, bref, raconter n'importe quoi à l'administration (comme d'hab) pour obtenir le maximum. Cette allocation est un one shot, elle ne vous est versée qu'une fois par an, mais elle tombe toujours tout de même rudement bien quand il s'agit de renouveler un écran plat, un ordinateur ou un iPhone, voire de s'offrir un petit week-end en amoureux dans un Relais & châteaux avec sa grosse tandis que les beaux-parents gardent les gosses.

Faire ses courses aux restaus du coeur

D'accord, c'est pas trop la classe d'aller s'approvisionner aux restaus du coeur parmi tous ces miséreux puant la crasse et la sueur, n'empêche qu'il n'y a pas de raison de vous priver de ce maillon de la chaîne alimentaire du chômeur professionnel qui peut parfois être bien utile. Si vous ne souhaitez pas vous mêler aux manants et autres Sans-dents, envoyez-donc vos femmes et enfants rafler tout ce qu'ils peuvent, c'est autant d'économies (donc de profit sur votre budget alimentation) que vous réaliserez. L'avantage des restaus du coeur c'est que tous ses bénévoles sont d'extrême-gauche et qu'il vous sera dès lors facile de les embrouiller et apitoyer aussi bien que vous avez l'habitude de le faire avec l'assistante sociale. Avec un peu de pleurniche, et accompagnées de vos nombreux enfants, vos épouses n'auront pas de peine à revenir les bras chargés de victuailles pour la semaine.

Lundi 8 Septembre 2014
Superchômeur
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Article original et commentaires sur : https://web.archive.org/web/20170923191741/https://www.lorgane.com/GUIDE-PRATIQUE-DU-CHOMEUR-PROFESSIONNEL_a1282.html

Généreuse et humaniste par nature, la gauche se doit d'aimer les gens, tous les gens, et l'Autre en général. Pourtant, il y a une catégorie de gens que les distingués camarades gauchistes n'arrivent vraiment pas à encadrer, et toujours pas à comprendre: ces cons de prolos qui votent FN, alors qu'ils devraient voter Ségolène, Arlette ou le facteur, comme tous les gens bien...

La gauche, c’est connu, est toujours prompte à se porter au secours des faibles et des opprimés. C’est ce qui guide son combat, c’est sa marque de fabrique en même temps que son fonds de commerce électoral. La gauche ne serait pas la gauche si elle ne défendait pas ostensiblement les «petites gens», les humbles, les faibles, les exploités face aux méchants de tous poils – et dieu sait s’il y a beaucoup de méchants qui prolifèrent dans la jungle capitaliste dans laquelle nous vivons.

La gauche, depuis la Révolution, c’est la noblesse du cœur. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être de gauche : il faut avoir des qualités humaines que l’on ne trouve pas chez le commun des mortels. Il faut être humaniste, faire preuve d’un désintéressement et d’une philanthropie quasi génétiques, placer l’intérêt collectif loin devant les intérêts particuliers, soustraire aux riches pour distribuer aux pauvres, libérer les opprimés, réinsérer les exclus, considérer les minorités, traquer les injustices où qu’elles soient.

Etre de gauche, c’est aussi chercher à élever l’Homme, à l’éduquer, pour qu’il ne se contente pas de maigres acquis intellectuels : idéalement, il faut que le citoyen lambda soit capable de lire Libération plutôt que le Parisien, Télérama plutôt que Télé Star, les Inrockuptibles plutôt que Voici ; il convient qu’il regarde et apprécie les docus d’Arte plutôt que Confessions Intimes; et surtout grands dieux, qu’il vote Ségolène Royal (ou à la rigueur Arlette ou le facteur) plutôt que Le Pen.

Or, et c’est là une bonne partie du problème de la gauche, la réalité est loin d’être aussi rose. Car, dès lors qu’il s’agit de tenter d’éduquer les masses laborieuses en général, et le prolétariat en particulier, des résistances surgissent et les meilleures volontés déchantent, se heurtant au pénible principe de réalité: souvent, bien trop souvent au goût des gens de goût que sont les gens de gauche, le pauvre, l’opprimé, l’exclu, bref, le prolo, a un horrible mauvais goût. Mais alors vraiment horrible.

L'horrible mauvais goût du prolo

Rendez-vous compte de comment ça se passe dans la réalité. Non seulement ce con de prolo lit peu la presse (à la rigueur il parcourt un torchon en ligne comme L’Organe, dont la lecture ne risque pas de lui faire péter un neurone), mais en plus il se laisse abrutir par les programmes télé les plus futiles et les plus nâvrants intellectuellement parlant. S’il regarde Arte une fois dans l’année, c’est pour mater un documentaire sur le naturisme plutôt que pour tenter de parfaire sa connaissance de l’œuvre de Freud; indécrottable esclave docile et consentant de la société de consommation, il préfère aller traîner ses tongs le dimanche dans une galerie marchande plutôt que de s’élever l’âme en assistant à une pièce de Samuel Becket montée par Strehler; et ne parlons pas de Christine Angot ou de Nina Bouraoui, dont il ne sait même pas qu’elles ont été inventées et qu’elles écrivent des livres qu’on peut acheter. Eh oui, c’est malheureux mais c’est ainsi: le prolo est généralement une grosse tâche qui ne connaît rien des plaisirs subtils qui font tout le sel de la vie de homme et de la femme de goût que sont les électeurs de gauche.

Et surtout, comble du comble et pire du pire, très souvent, bien plus souvent que les gens de gauche ne le souhaiteraient dans leurs cauchemars les plus sordides, il arrive que ce pauvre abruti de citoyen bas de gamme pousse l’inconséquence jusqu’à voter Le Pen. A 18% au second tour d’une présidentielle, en plus. On croit rêver. Insensé, le pompon absolu.

Le paradoxe du gauchiste

Grandeur et misère du gauchiste. Tout le paradoxe de cette bonne vieille gauche française, si bcbg et si douillettement installée dans ses convictions de détenir le monopole du bon goût et du bien penser, semble s’incarner dans son incapacité à comprendre comment fonctionnent ces ploucs qu’elle est censée représenter et défendre, et qui n’ont même pas la reconnaissance du ventre puisqu’ils sont capables de mettre un bulletin extrême-droite dans l’urne ! Et cela, alors même que les camarades socialistes, communistes et syndiqués réunis passent leur vie à se décarcasser pour eux et qu’on n’arrête pas de leur dire que ce n’est pas bien de voter pour un borgne haineux ! Merde alors.

Pour les camarades, ces électeurs-là ne sont pas comme les autres. Comme dirait l’ex socialiste Frêche, ce sont de sous électeurs. Des fachos, des bas du Front, des gros cons indignes de respect. Ce prolétariat là, la gauche a du mal à l’admettre mais elle ne l’aime pas. Peu importent les souffrances et les révoltes exprimées de cette façon dans les urnes, la gauche considère qu’elles ne sont ni légitimes ni convenables. Sur la sécurité, l’immigration, l’Europe, les électeurs lepénistes ont tout faux : poujadisme, beurk !

Le gauchiste aime l'Autre... mais pas tous les autres

Pourtant, rappelons aux camarades que tolérance et respect de l’altérité sont d’autres des caractéristiques emblématiques de la gauche. Y manquer c’est ne plus être tout à fait de gauche. L’Etranger, par exemple, d’où qu’il vienne et quels que soient les motifs de sa venue sur le territoire, est toujours a priori bienvenu et considéré avec respect, bienveillance et compassion par nos bons et généreux humanistes. Peu importe si, dans son pays, celui qui vient de débarquer sur notre sol est en réalité un abruti, une crapule, un fasciste. Pour le gauchiste, l’Etranger est d’abord et avant tout cet Autre par définition admirable et respectable, au contact duquel l’on s’enrichit forcément.

L’autre Autre que constitue l’électeur lepéniste subit, lui, un traitement différent. Moins lointain géographiquement puisqu’il ne vient parfois que du palier d’en face, il pue carrément de la gueule et on le lui fait bien comprendre. Cet Autre-là, c’est un con qui vaut qu’on lui témoigne son mépris, et que l'on organise de grandes manifestations pour le lui signifier clairement. Le gauchiste a le concept d’altérité à géométrie variable.

La droite n’aime sans doute pas davantage les gens, mais on lui en veut moins. Par nature, la droite n’a jamais donné des leçons d’humanisme ni prétendu défendre les opprimés contre les exploiteurs. La droite admet le système capitaliste et ses injustices, la droite est pragmatique, bassement mercantile et réaliste : elle sait qu’il y a bien des misères en ce monde, qu’elle ne les résoudra pas toutes, et son objectif est plus modestement de s’efforcer de tirer avantage et profit du bordel ambiant, avec plus ou moins de cynisme et sans prétendre vouloir changer le monde et l’Homme.

Pauvres de gauche et pauvres cons

En fait, soyons honnêtes, les gauchistes aiment bien certains gens. Surtout parmi les pauvres, puisqu’il s’agit du cœur de cible de leur électorat à défaut d’en être la majorité. D’ailleurs François Hollande, homme de peu lui-même, l’a déclaré avec une sincérité dont personne, pas même le gérant de la SCI la Sapinière ne peut douter : il n’aime pas les riches.

Alors, comme leurs amis écolos, les gauchistes font le tri sélectif: ils aiment les pauvres, certes, mais les pauvres de gauche de préférence. Ceux qui ont le bon goût d’être pauvres et de croire, en dépit du bon sens et des expériences passées, que seule la gauche au pouvoir les sortira de leurs ennuis. Ceux qui préfèrent qu’on leur chante des berceuses en leur faisant miroiter l’espoir d’un monde meilleur, dans lequel l’argent ne sera plus roi et où nous serons tous frères et sœurs dans une grande farandole multicolore. Et tant pis si ces sérénades ne sont que chansons pour enfants qui ne débouchent en général que sur des désillusions, voire des catastrophes. L’important est d’y croire, et surtout de donner l’impression d’y croire. Car le projet est généreux et bon, et il est agréable de rêver à des choses généreuses et bonnes. Surtout en période électorale où ça ne coûte rien à personne de promettre n’importe quoi.

Quant aux pauvres de droite, pour les gauchistes, ils demeurent d’abord et avant tout de pauvres cons, puisqu’ils n’ont pas cette élémentaire lueur d’intelligence leur permettant de réaliser que seule la gauche, de par sa nature solidaire et partageuse du bien d’autrui, peut les aider à les sortir vraiment et pour de bon de leur médiocrité matérielle et spirituelle.

Dans ces conditions, on peut comprendre que, conscients du mépris que s’évertuent à leur témoigner depuis si longtemps ces gens supposés les comprendre et les défendre, ces pauvres cons de gens de peu le leur renvoient bien à leur manière, leur mépris. Par exemple en votant Le Pen, massivement et comme un coup de poing vengeur dans la gueule. Encore et à nouveau à chaque élection, plus fort à chaque fois depuis des années. Jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, le message soit si fort et si clair que la gauche finisse par le percevoir.

Ils ont le droit de rêver aussi, ces pauvres cons de pauvres qui votent à l'extrême-droite, non ?

Jeudi 1 Février 2007
Jean Kühl
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Article original et commentaires sur : https://web.archive.org/web/20080418004615/https://www.lorgane.com/index.php?action=article&numero=560&PHPSESSID=4020669530d4cd871dd01f5906a979d7

Qu'il est nâvrant de voir la fine fleur de la critique littéraire française s'acharner avec une mauvaise foi qui confine au sadisme sur la jeune Mazarine Pingeot, une parfaite inconnue dont le crime consiste à avoir vu son premier roman publié à 23 ans ! L'Organe rompt avec le conformisme ambiant en saluant l'événement majeur que constitue la naissance d'un grand écrivain.


La curée médiatique n'a que trop duré, et L'Organe se doit de dénoncer, seul parmi tous ses confrères, l'acharnement inique dont fait l'objet la jeune Mazarine Pingeot, romancière prodige fraîchement sortie de l'anonymat et aussitôt propulsée dans l'implacable arène médiatique. Car quoi ? Que lui reproche-ton, à cette jeune personne ? D'avoir écrit un premier roman à l'âge de 23 ans ! Quel crime, en vérité ! Refusant, comme à son habitude, toute hypocrisie, L'Organe n'hésite donc pas à l'affirmer, au risque d'être mis au ban de la presse dite "respectable": cet acharnement n'est à l'évidence motivé que par la seule jalousie de ces confrères qui, obscurs scribouillards, aigris et autres ratés de l'écriture ne peuvent supporter l'affront de l'avènement d'un auteur majeur de 23 ans qui, de surcroît, ne doit son succès qu'à son seul talent.

Une petite provinciale discrète et timide

C'est sans doute essentiellement en cela que Mazarine Pingeot dérange: à la différence de la plupart des "vedettes" de la littérature française contemporaine, elle n'appartient pas à la petite coterie parisianiste des Belles Lettres. Mazarine Pingeot n'est qu'une anonyme provinciale, discrète et timide qui, plutôt que de faire le siège des éditeurs en venant frapper à leur porte munie de boites de chocolats, a préféré envoyer son manuscrit par la poste, tout simplement et comme tout jeune auteur idéaliste et confiant en son destin. On l'imagine chaque matin, sitôt son oeuvre expédiée, guettant timidement l'arrivée du facteur derrière les rideaux à petits carreaux rouges et blancs de sa cuisine campagnarde, le coeur palpitant d'angoisse dans l'attente d'une hypothétique réponse. Et tombant à genoux, les yeux embués de larmes et remerciant le Ciel lorsque les éditions Julliard lui écrivent pour lui annoncer la formidable nouvelle: son manuscrit va être publié !

Disons-le: la critique devrait plutôt se réjouir de voir enfin du nouveau émerger dans le landernau de la littérature française. Car la publication de la première oeuvre de Mazarine Pingeot, sobrement intitulée "Premier Roman", est un événement de nature à faire taire définitivement les mauvaises langues et les jaloux, tous ceux qui ont coutume de dire que le monde des lettres françaises est pourri par le copinage, le star-système, le népotisme et le piston. Eh bien non, l'exemple de Mademoiselle Pingeot le démontre avec la clarté de l'évidence, le monde de l'édition français n'est pas "pourri" ! Oui, il sait encore discerner le talent, puisqu'il est capable d'aller le débusquer jusque dans les recoins les plus secrets de la France profonde. En Avignon en l'occurrence, car c'est là que vit depuis longtemps, dans l'ombre paisible d'un anonymat jalousement préservé, notre jeune auteur. Grâce à Mazarine Pingeot, tous les obscurs, anonymes et néanmoins talentueux auteurs que la France abrite en son sein peuvent retrouver espoir et foi en l'avenir: aujourd'hui, il est encore possible à un inconnu, pourvu qu'il soit doué et opiniâtre, d'être édité par l'une des plus grandes maisons d'édition françaises. Et ce, sans avoir à endurer la moindre compromission ou à faire la moindre concession.

Qui, en effet, avait auparavant entendu parler de Mazarine Pingeot ? Pourtant, son histoire est émouvante. Son éditeur nous la présente comme une petite orpheline qui ne s'est jamais vraiment remise de la mort de son père. Une fêlure secrète et douloureuse qui explique le caractère poignant, souvent bouleversant, des écrits de ce jeune auteur lorsqu'elle s'aventure à nous parler, avec une réserve exquise, de son géniteur. Un bien mystérieux personnage que celui-ci. A mots couverts et choisis, elle le dépeint comme un homme "âgé" (pudeur d'artiste pour ne pas dire "sénile" ?), "cultivé" et "d'une intelligence supérieure" - des superlatifs peut-être un peu excessifs mais ô combien touchants lorsqu'ils viennent sous la plume d'une jeune femme de 23 ans ! Un homme, enfin, qui a lui aussi eu des velléités d'écriture dans sa jeunesse mais qui, à la différence de sa fille et malgré une poignée d'ouvrages au style maladroit parus chez des éditeurs confidentiels, n'est jamais véritablement parvenu à "percer". L'on ressent dans l'oeuvre de Mazarine toute l'admiration et l'amour sans borne qu'elle a pu porter à cet homme que la mort lui a arraché avant qu'elle ait pu lui faire cadeau de sa gloire...

Une nature humble et modeste, exemplaire

Les mondains et autres privilégiés du microcosme littéraire ont beau jeu d'ironiser. Les sarcasmes sont aisés quand on a l'habitude de fréquenter les luxueux salons du Fouquet's et autres lieux prestigieux réservés aux VIP de l'art officiel. Bien plus faciles en tout cas que la vie de Mazarine Pingeot, qui n'a pas dû être drôle tous les jours. Obligée d'aller longtemps à l'école pour suivre d'austères études, studieuse et appliquée, le nez toujours plongé dans les livres, elle n'a eu que très peu l'occasion de s'occuper d'elle-même. Son existence solitaire a fait d'elle une petite sauvageonne préférant les longues promenades dans la campagne avignonnaise, au volant de sa limousine, aux surboums chères aux jeunes gens de son âge. Les garçons ? Elle n'a commencé à s'y intéresser que fort tard. Pour les apprivoiser, elle a dû choisir de ne fréquenter que des discrets, des timides et des modestes, comme elle. Discrétion et modestie qui semblent d'ailleurs la marque tout personnelle de cette jeune femme remarquable. C'est cette nature humble et réservée qui lui fait fuir les photographes comme les admirateurs, ces hyènes impitoyables et vulgaires qui, depuis la sortie de son livre, la harcèlent et voudraient la contraindre à étaler sa vie privée dans les pages nauséabondes des magazines "people". C'est à n'en pas douter, encore et toujours cette modestie innée qui l'a conduite à ne concéder en tout et pour tout que trois interviews, à trois modestes organes de presse. Trois, pas plus. Passage obligé et seule concession à cette époque cynique, mercantile et médiatique qu'elle conchie à juste titre - mais en silence toujours, pour ne pas paraître arrogante.

Qu'on se le dise: l'écrivain Mazarine Pingeot est modeste, tient à le rester et ne souhaite pas se montrer. D'ailleurs, elle ne comprend sincèrement pas que l'on puisse s'intéresser à sa personne. Un écrivain, dit-elle, doit être jugé sur ses seuls écrits, sur son seul talent. Comme elle a raison ! Quoi de plus normal, en effet, pour un artiste qui se consacre tout entier à son Art que de ne pas vouloir en dire davantage sur lui-même que ce qu'il (ou elle) veut bien livrer à travers ses écrits ? Ne dit-on pas que "le style c'est l'homme" ? Que les paparazzis, journalistes et autres voyeurs et inquisiteurs professionnels se contentent de tenter de décrypter la personnalité de Mazarine Pingeot à travers la lecture de ses oeuvres, plutôt qu'en la traquant sans relâche. Ah, si tous les auteurs français, habituellement si prompts à montrer leur bobine à la TV et à étaler leur intimité sur papier glacé, pouvaient avoir la déontologie exemplaire, la délicatesse de Mademoiselle Pingeot... et son talent, bien entendu.

Sans doute, donc, a-t-elle raison de s'étonner du battage médiatique qui s'organise autour d'elle aujourd'hui. Sans doute est-elle dépassée par le succès de son "Premier roman", et la violence des polémiques qu'il suscite. Mais c'est le propre des grands artistes qui, tels l'Albatros de Baudelaire, "exilé(s) sur le sol au milieu des huées", sont condamner à traîner le pénible handicap d'un talent qui dérange. L'Histoire de l'Art nous l'a appris: un auteur majeur ne naît jamais sans faire de vagues, et Mazarine Pingeot en fait actuellement la douloureuse expérience.

Car enfin, foin des mesquineries, le talent de Mazarine Pingeot éclate à toutes les pages de sa première oeuvre. A partir d'une histoire somme toute banale - une passion amoureuse entre deux jeunes gens, Agathe et Victor - elle réussit le tour de force de captiver le lecteur, de le happer dans un univers palpitant dont elle est la grande ordonnatrice, et qu'elle maîtrise avec une maestria qui, osons le mot, confine au génie. Comme de toutes les grandes oeuvres littéraires, on ne sort pas indemne de "Premier roman". Les aventures d'Agathe et Victor tourbillonnent encore longtemps dans la tête du lecteur, très longtemps après qu'il se soit endormi.

Certes, quelques uns - disons plutôt les snobs et les jaloux - se feront un plaisir de relever ça et là quelques tournures emphatiques, quelques envolées lyriques ampoulées et un peu naïves, voire quelques mots mal utilisés. Mais c'est bien peu de choses au regard du jeune âge de l'auteur, digne descendante d'un Radiguet, et surtout de l'événement majeur que constitue la naissance d'un grand écrivain émergeant de l'anonymat. Stendhal aussi, à ses débuts, n'a pas écrit que des lignes inoubliables.

Mademoiselle Pingeot, nous attendons avec impatience votre "Deuxième roman" !

Mardi 23 Novembre 2004
Frédéric Deigbeber
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Article original et commentaires sur : https://web.archive.org/web/20150418210217/https://www.lorgane.com/PLAIDOYER-POUR-MAZARINE_a221.html

Ras-le-bol d'entendre parler de ce maudit processus ! L'Organe connaît les raisons de son échec et les dévoile à ses lecteurs. Bête comme chou !

S'il est un thème d'actualité dont on nous rebat les oreilles à longueur de journal télévisé, c'est bien ce fameux processus de pet au proche-Orient, dont on ne cesse de nous dire qu'il est compromis, voire carrément impossible.

Les soi-disant spécialistes de cette région du globe se succèdent à longueur de temps sur les plateaux TV pour nous dire ceci et cela, déblatérant sans fin sur ce maudit processus de pet qui ne va pas du tout, que c'est la faute aux uns ou à celle des autres, et patati et patata.

Il est dommage pour la Vérité que les historiens de l'Organe ne soient jamais invités par les médias officiels car nous connaissons l'explication de cet échec systématique du processus de pet depuis des décennies, et sommes en mesure de la révéler.

En fait, c'est très simple: le processus de pet fonctionne mal au proche-Orient tout simplement parce que les musulmans ne mangent pas de cassoulet. Hé oui, c'est bête comme chou !

Tout le monde le sait, le cassoulet contient de la saucisse et du porc (ne parlons pas du canard, hors sujet ici). Et c'est le mélange de ces délicieuses denrées avec les fayots qui fait si bien péter les non musulmans, notamment les français, glorieux inventeurs du cassoulet de Castelnaudary.

Disons-le tout net, au risque de déranger la bien pensance: si les proche-Orientaux mangeaient du cassoulet, ils n'auraient plus aucun problème avec leur processus de pet.

L'on constate ici une fois de plus les ravages que peut faire une religion dans une société qui, si seulement elle se décidait à surmonter ses phobies infantiles issues de croyances archaïques, n'aurait qu'à se mettre à manger du cassoulet pour voir tous ses problèmes (de transit notamment) résolus en un clin d'œil.

Mais ça, ce n'est pas dans les médias officiels, au service de la vérité consensuelle que vous le lirez jamais. Seul l'Organe a le courage de regarder la réalité en face et de l'exposer sans fard ni vernis flatteur à ses lecteurs.

Samedi 31 Mai 2008
Antoine Sphère
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Article original et commentaires : https://web.archive.org/web/20170730080044/https://www.lorgane.com/LES-RAISONS-DE-L-ECHEC-DU-PROCESSUS-DE-PET-AU-PROCHE-ORIENT_a735.html

Le « registrar » français Gandi vient d’être vendu 10 millions d’euros à LVMH. Belle réussite industrielle pour un projet initialement « alternatif », créé par quatre farouches anticapitalistes. Survivant de la glorieuse époque des débuts du Net en France, où ses camarades gauchistes rêvaient de bâtir un réseau planétaire solidaire et non marchand, Old Nick, fondateur de L’Organe, se souvient.

Il était une fois, en 1996, un groupe de gentilles personnes, philanthropes, humanistes, idéalistes et pétries de généreuses ambitions aussi bien pour l’humanité que pour le Net français alors en devenir. Le « réseau des réseaux », comme on disait dans ces glorieuses années, était un sympathique et confidentiel Far West que s’étaient accaparé quelques dizaines de milliers de bienheureux idéalistes, universitaires et étudiants pour l’essentiel. Farouchement anticapitalistes, altermondialistes avant l’heure, certains de ces beaux esprits s’étaient regroupés au sein d’une association au nom fleuri, la Coordination Permanente des Médias Libres. Ils exprimaient leur critique de la société à travers les premiers webzines libertaires (L’Ornitho, Les Ours, La Rafale… L’Organe) du Net français, ne ratant jamais une occasion de cogner avec sévérité sur cette odieuse société capitaliste aux mains des multinationales qui, de l’autre côté de l’écran, dans le « monde réel », faisait régner son impitoyable loi du plus fort.

Au fur et à mesure de l’essor du Net dans notre pays, la préoccupation majeure de ces sympathiques activistes fut de développer des stratégies permettant d’empêcher les pouvoirs établis, au premier rang desquels les méchants marchands du monde capitaliste, de fondre sur le Net et d’en pervertir les nobles idéaux fraternels. Selon ces Justes, le Net devait coûte que coûte rester un lieu de libre expression citoyenne où l’argent et les valeurs du commerce ne pouvaient raisonnablement avoir cours. Pour déterminer les moyens d’atteindre cet objectif, des réunions quasi clandestines regroupant les acteurs de la CPML étaient organisées nuitamment, les débats enflammés se prolongeant des heures durant.

Au nombre des débatteurs, il y avait parfois Valentin Lacambre et Laurent Chemla. Le premier dirigeait alors l’hébergeur gratuit Altern.org (qui eut par la suite quelques déboires avec Estelle Halliday, mais c’est une autre histoire) ; le second était une sorte d’éminence grise de l’anarcho-humanisme à la sauce Internet, jamais avare de leçons dans les médias sur le bon usage, forcément libertaire et anticapitaliste, du Net.

A certaines de ces réunions, L’Organe était également présent en la personne de son fondateur et principal rédacteur d’alors, alias votre serviteur et ci-devant auteur de cet article. L’Organe s’était en effet déjà fait, en 96, quelques fidèles lecteurs et une petite réputation, de sorte qu’on l’acceptait bon gré mal gré à la table des intellos du Net, même si son contenu relevant assez peu de l’orthodoxie d’extrême-gauche faisait tordre le nez à quelques camarades.

Il faut l’admettre, à ces soirées, je faisais en effet un peu tâche. D’abord parce que, à la différence de la totalité des convives, je ne me revendiquais pas comme spécialement de gauche, et je n'étais pas non plus foncièrement anticapitaliste. De surcroît, je ne cachais pas mes intentions qui étaient, outre le plaisir de continuer à faire vivre ce bel Organe, de me servir du web pour tenter de bâtir un petit fonds de commerce basé sur le cul, destiné à me faire vivre autant qu’à m’amuser. A l’appui de mes intentions, j’expliquais à mes camarades de lutte que, à mon humble avis, le combat contre les marchands était perdu d’avance, et que par-dessus le marché il n’y avait aucune raison que le Net, comme tout support médiatique, ne puisse pas servir de lieu de libre expression aussi bien aux associatifs, extrémistes, utopistes et farfelus de tous poils qu’aux commerçants honnêtes et travailleurs désireux de l’investir.

Je dois dire que mes camarades révolutionnaires, qui n’avaient en bouche que les mots de solidarité, partage des richesses, gratuité, démocratie directe, se montraient peu réceptifs à mes arguments bassement pragmatiques. De sorte que je fus rapidement considéré comme une sombre merde au sein de la Coordination. Sans doute parce qu’à moi tout seul, je dévoyais les idéaux de la Cause en incarnant une sorte d’archétype de ce qu’il ne fallait pas faire sur le Net: du fric, et du cul.
Près de dix ans plus tard, il semble que les choses aient pas mal changé pour certains anciens piliers de la CPML.

Pas beaucoup en ce qui me concerne : j’ai réussi à développer mon petit commerce du sexe sur le Net (Orgsex.com et autres), et L’Organe est en pleine forme, toujours gratuit et brillamment alimenté par le camarade Zarayan et ses réseaux que les RG nous envient. Je ne suis pas riche, mais je suis à l’aise avec mes idéaux. Il est vrai que, n’ayant jamais placé tellement d’espoir dans le genre humain, ni eu spécialement envie de résoudre, à moi tout seul ou avec mes copains, les injustices du monde, la question de savoir si je devais me renier ne s’est jamais posée.

Lacambre et Chemla, eux, ont eu la riche idée de fonder en l’an 2000, avec deux associés tout aussi gauchistes et anticapitalistes qu’eux à l’époque, un « registrar » (gestionnaire de noms de domaine Internet) joliment baptisé Gandi. Aujourd’hui, vous savez quoi ? Ces révolutionnaires qui vomissaient tant le système capitaliste se sont en quelques années si parfaitement familiarisés avec le monde des affaires et ont si formidablement réussi à « valoriser » leur entreprise, qu’ils s’apprêtent à la revendre. Pour la modique somme de dix millions d’euros.

Dix millions d’euros, en voilà une belle et spectaculaire réussite industrielle pour un projet « alternatif » initialement destiné à permettre aux plus nécessiteux des internautes d’enregistrer des noms de domaine à prix coûtant !

Et à qui ces vaillants gauchistes viennent-ils de revendre leur entreprise ? A l’abbé Pierre ? Aux restaus du Cœur ? A Droit au Logement ? A Attac ? Non. A LVMH. Louis Vuitton - Moët Hennessy, multinationale fleuron du capitalisme français et vedette de la Bourse.

La morale de cette jolie fable ? Cherchez pas, il n’y en a pas !

Samedi 2 Juillet 2005
Old Nick
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Article original et commentaires : http://web.archive.org/web/20101216134825/http://lorgane.com/LA-FABLE-DES-GAUCHISTES-DEVENUS-CAPITALISTES-MALGRE-EUX_a308.html

C'est connu, les jeunes sont de plus en plus cons. Surtout de nos jours, où l'enseignement va à vau-l'eau. Comment voulez-vous dans ces conditions que nos chères têtes blondes - euh, et crépues aussi - retiennent les grandes dates de l'Histoire de la Nation ? Heureusement, l'Organe est là pour instruire les masses, et permettre à nos jeunes de briller dans leurs copies du bac.
Le 20 juin 1789, Robespîerre, Marat, Danton et Saint-Just font un tennis à Paris, au Sporting-club du seizième, non loin de la porte d'Auteuil. Pour l'anecdote, la paire Robespierre/Marat l'emportera sur le tandem Danton/Saint-Just au cinquième set (6-3 / 4-6 / 5-7 / 6-3 / 19-17) lors d'un match amical mais rude.

A cette date, nos vaillants révolutionnaires ne sont pas encore les vedettes qu'ils deviendront dans les mois et années à venir. Ce sont de brillants étudiants pleins d'avenir, qui aiment le sport, les femmes et les choses agréables de la vie (précisons à l'attention de nos jeunes lecteurs que la voiture n'a pas encore été inventée à l'époque et que c'est donc un plaisir que nos héros ignorent).

A l'issue de ce match éprouvant, tous quatre se rendent au club-house dans le but de se désaltérer. Malheureusement, il fait très chaud ce jour-là, et tout le stock de boissons fraîches est épuisé, dévalisé par les joueurs qui se sont succédés sur les courts. Ainsi que l'annonce le tavernier (prénommé Bertrand) à nos quatre amis, ne reste plus au frigo qu'une malheureuse brique de jus de pomme.

Robespierre est contrarié car il n'aime que le Coca light. Danton, lui, grand amateur de bière blanche, est révolté d'apprendre qu'il n'y a plus de Hoegaarden. Marat devra en ce qui le concerne renoncer à son Fanta Orange habituel. Quant à Saint-Just, il est ulcéré de ne pas pouvoir écluser son Ricqulès (une boisson rare et super snob à l'époque comme aujourd'hui).

Une anecdote désolante mais fondatrice de l'Histoire

Bref, quoiqu'il en soit, les faits sont là: le bar est quasi vide et nos compères sont morts de soif. Quand le tavernier dépose l'unique brique de jus de pomme sur la table, tous quatre se précipitent dessus pour s'en emparer. C'est l'empoignade, aucun ne voulant céder, les mains se refermant avec acharnement sur la pauvre boite de carton sulfurisé. Rongés par la soif, nos lascars ont tous besoin de l'étancher au plus vite et il n'est plus question d'amitié ou de solidarité révolutionnaire. Le ton monte, les insultes fusent. Dans la salle, tous les regards se tournent vers eux. Bientôt, c'est tout le Sporting-club du seizième qui vient assister au serrement du jus de pomme…

Pourquoi l'Histoire de France a-t-elle retenu cette anecdote plutôt qu'une autre peut-être plus marquante ? Nul ne le sait, mais tous les historiens s'accordent à admettre que ce serrement du jus de pomme est l'une des dates fondatrices de la Révolution. Fidèle à sa tradition d'instruction des masses populaires, L'Organe se devait donc de mettre cette scène en lumière de façon sobre et pédagogique, afin notamment que les futurs bacheliers puissent en faire état dans leurs copies*.

* amis collégiens et lycéens, rédigez vos devoirs sans effort grâce à l'Organe ! Faites Crtl+C sur nos pages, puis Crtl+V dans votre traitement de texte, et épatez vos professeurs par l'étendue de vos connaissances (et puis ça les changera des textes que vous pompez ailleurs sur Google).

Samedi 14 Juin 2008
Alain Castelo
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Article original et commentaires sur : https://web.archive.org/web/20170730075738/https://www.lorgane.com/LE-SERREMENT-DU-JUS-DE-POMME_a736.html

La pelle du 18 juin ! Que de fois n'a-t-on pas entendu cette formule aux accents mystérieux ? Forcément incultes et niaises, les jeunes générations ignorent tout des détails de cette journée historique. C'est donc spécialement à leur intention que l'Organe lève le voile sur les évènements qui ont forgé la légende de ce jour à nul autre pareil.

Cette anecdote est rapportée par Yvonne De Gaulle, veuve du célèbre général, à Henri-Jean Servat lors d'un diner au Baron à l'occasion de l'anniversaire d'un animateur de télévision.

Le 18 juin 1944, le général De Gaulle est en train de prendre le petit déjeuner à la terrasse de sa propriété, le château de Moulinsart, qui domine un vaste jardin à la française. Ce jour là, le jardinier étant absent (le malheureux a été victime d'une gastro dans la nuit), le général est pris d'une envie soudaine de jardiner. Cela ne lui arrive jamais, bien trop absorbé qu'il est par les affaires du pays. Mais ce matin, Dieu sait pourquoi, voilà qu'il a envie de jardiner. Il appelle donc son épouse et l'informe de son désir de planter sur-le-champ de petites carottes nouvelles. Pour ce faire, il lui demande de lui fournir une pelle.
Problème : une visite rapide à l'établi du jardinier a permis à Yvonne de constater que la pelle qui sert à planter les légumes est cassée. Le manche est déboîté et le clou qui le maintient en place dans la base métallique est parti. Impossible d'utiliser cette maudite pelle.

Yvonne De Gaulle est très contrariée de ne pouvoir satisfaire instantanément son époux. En effet, bien qu'elle soit sa femme et qu'elle bénéficie d'évidence d'un traitement de faveur auprès du grand homme, on ne plaisante pas avec les désirs du général. Il faut donc trouver une pelle au plus vite afin que Charles puisse satisfaire son envie de jardiner.

Yvonne de Gaulle n'écoute que son devoir

N'écoutant que son devoir, Yvonne monte en voiture et fait les quelques kilomètres qui séparent la propriété des De Gaulle du Leroy-Merlin de Moulinsart. Heureusement, l'établissement est bien fourni en pelles et elle n'a que l'embarras du choix. Elle prend celle qui lui semble le mieux convenir à son auguste époux, un modèle assorti à sa tenue kaki, et quitte les lieux sans payer (tout le monde connaît les de Gaulle et aucun commerçant n'aurait l'outrecuidance de leur demander de payer quoi que ce soit).

De retour à la ferme sur les chapeaux de roue, elle remet avec fierté la pelle à son mari. Ravi, celui-ci s'en empare, et en caresse affectueusement le manche. Parfait ! Avec un tel outil, s'écrie-t-il, il y a de quoi travailler correctement.
Heureux comme un enfant, le général s'en va rejoindre le petit carré de terre où il projette de planter des carottes nouvelles, et commence à bêcher avec ardeur. Voilà assurément une journée qui commence bien, se dit-il. Une journée qui, comme toutes celles vécues par le général, est assurément de celles dont l'Histoire se souviendra.

Et de fait, l'Histoire de France s'en est souvenu – on se demande bien pourquoi en réalité. Mais c'est ainsi que cette journée - que doit connaître tout jeune Français cultivé et de bonne éducation - est devenue celle de ce que l'on appelle dans les livres scolaires « la pelle du 18 juin ».

Mercredi 18 Juin 2008

Alain Castelo

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Article original et commentaires sur : https://web.archive.org/web/20170730075854/https://www.lorgane.com/LA-PELLE-DU-18-JUIN_a738.html

La mort du petit Aylan Kurdi est une honte, significative de l'égoïsme des peuples européens repliés sur eux-mêmes et inconscients des richesses culturelles que les migrants nous apportent. Heureusement, des initiatives citoyennes se développent un peu partout pour apporter l'aide humanitaire que ces malheureux méritent !

La mort tragique du petit Aylan Kurdi sur une plage turque a bouleversé le monde entier. Mise à part la méchante extrême-droite et autres coeurs-de-pierre au sang froid, tout le monde veut aider les migrants, à commencer par les gentils socialistes qui se proposent, comme Jean-Christophe Cambadélis, de les accueillir chez eux.

Mais ce touchant et nécessaire élan de solidarité dépasse de loin le simple noble sentiment gauchiste. Dans toute la France, de nombreuses voix pleines d'humanité s'élèvent pour proposer de venir au secours de tous ces damnés de la terre venus en Europe dans le but de partager nos valeurs civilisationnelles comme nos richesses. Des anonymes du 7ème arrondissement de Paris proposent de mettre une chambre de bonne de leur modeste 300m2 à la disposition de familles de malheureux, tandis que des associations se mettent en quatre pour rivaliser d'imagination quant aux possibilités d'accueil citoyen.

Parmi celles-ci, la Fistinière, célèbre association LGBT militant depuis toujours pour le droit à la différence, a décidé d'apporter sa pierre à l'édifice humanitaire en ouvrant ses portes à tous les migrants qui le désirent – pourvu qu'ils soient de sexe masculin.
L'Organe a dépêché sur les lieux l'un de ses grands reporters et vous rapporte l'interview de Jean-Guy et Kévin, respectivement âgés de 58 et 19 ans, mariés en 2014 par Noël Mamère et animateurs de longue date du lieu. Nous sommes à Assigny, charmante petite bourgade du Cher, où la Fistinière occupe un terrain comportant plusieurs gîtes accueillant des militants LGBT engagés venus se reposer et se changer les idées le temps de quelques heures ou de quelques jours.
Jean-Guy et Kevin nous reçoivent dans la cuisine de leur gîte personnel, alors que le plus jeune est occupé à des tâches ménagères, fesses à l'air et les reins ceints d'un tablier de cuisine portant le sympathique slogan antiraciste « Touche-moi, mon pote ».

L'Organe : pourquoi avez-vous décidé d'ouvrir la Fistinière aux migrants ?
Jean-Guy: parce que, comme tout le monde, nous avons été bouleversés par la mort du petit Aylan, et ne pouvons rester insensibles à la douleur immense de tous ces pauvres gens contraints de fuir la guerre. Ils ont vécu tant de drames pour venir jusqu'à nous que ce serait faire preuve d'une honteuse absence d'humanité que de les repousser.

L'Organe : oui, mais pourquoi proposer de n’accueillir que les hommes ?
Jean-Guy : euh, bon, on va dire comme Michel Rocard : « On ne peut pas accepter toute la misère du monde, mais on peut en prendre notre part ». Alors perso, notre part, on a décidé que ce serait les hommes. C'est un peu arbitraire, ok, mais ça va quand même soulager la société française d'une bonne moitié de migrants. Aux autres associations d'en prendre leur part de leur côté, merde !

L'Organe : très noble venant de vous, en effet. Mais vu le nombre de migrants qui débarquent ces temps-ci, ils risquent d'être sacrément à l'étroit dans vos six ou sept gîtes et sur votre terrain de quelques hectares.
Jean-Guy : oui mais ça va changer très vite. On s'est sacrément remués depuis deux jours, on a passé les coups de fil qu'il faut et fait bouger nos élus locaux. La Fondation Pierre Bergé nous soutient, de même que Jack Lang, et le Conseil régional et l'Europe viennent de nous débloquer en urgence une subvention de dix-huit millions d'euros. Tout ça va nous permettre de nous agrandir de plus de deux cents hectares et d'ouvrir des « villages » où les migrants pourront se regrouper selon leurs origines, et donc ne se sentiront pas trop déboussolés.

L'Organe : qu'est-ce qui vous attire dans la perspective de cohabiter avec tous ces migrants ?
Jean-Guy : leur richesse culturelle, bien sûr ! Ils ont tant à nous apporter…
Kévin (l'interrompant) : surtout les Sénégalais…
Jean-Guy : ta gueule, Kévin. Les Sénégalais et tous les autres, y a pas de problème, on aime tout le monde, on est pas racistes, nous.

L'Organe : ce sera aussi pour eux l'occasion de découvrir notre culture, et peut-être des pratiques qui leur étaient inconnues dans leurs pays d'origine ?
Jean-Guy : tout à fait, c'est exactement ça ! Chaque culture doit apprendre de l'autre, et nous sommes heureux de la perspective d'enseigner à tous ces gens des us et coutumes qu'ils ignoraient jusque là.

L'Organe : vous ne pensez pas que ce grand mélange intercuturel comporte tout de même quelques risques de cohabitation ?
Jean-Guy : pas du tout, car on ne se contentera pas de les héberger, on va aussi leur proposer plein d'activités. Ils n'auront pas le temps de s'ennuyer, ni de se disputer entre eux. On va leur ouvrir l'esprit…
Kévin : et pas mal d'autres choses aussi, héhéhé.
Jean-Guy : ta gueule, Kévin. Bref, ici on fait dans le culturel, on a plein d'ateliers variés, on apprend le respect des différences de l'autre, tout ça. On va super bien se mélanger, s'interpénétrer de nos cultures respectives, s'enrichir de nos différences, ça va être génial.

L'Organe : vous pouvez nous donner quelques exemples d'activités culturelles prévues ?
Kévin : bin, par exemple, samedi on a atelier « Fist and gloves », mardi c'est « Fist marathon », et vendredi « Bière & pisse ».
Jean-Guy : putain Kévin, finis la vaisselle et ferme ta gueule !

Vendredi 4 Septembre 2015
Jean Kulasek
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Article original et commentaires : https://web.archive.org/web/20170303074038/https://www.lorgane.com/LES-MIGRANTS-ACCUEILLIS-A-LA-FISTINIERE-_a1300.html

Il se dissimule depuis des décennies sous les traits d'un journaliste bien connu de tous les français...

Vous le savez, amis lecteurs, il n'est pas dans nos habitudes d'avoir recours à des titres sensationnels pour accomplir notre devoir d'informer. Mais, à information exceptionnelle, titre exceptionnel. L'Organe est aujourd'hui en mesure de l'affirmer: Adolf Hitler est vivant. C'est en tout cas ce que démontre l'incroyable enquête qui suit, dont les détails sont pour la première fois révélés au public.

Le plus extravagant, si l'on ose écrire, n'est pas que le fondateur du IIIème Reich de sinistre mémoire soit toujours en vie, mais plutôt qu'il soit devenu, et depuis fort longtemps, un personnage médiatique bien connu dans notre pays. En plusieurs décennies, ce monstre de duplicité a en effet réussi le tour de force de s'imposer comme l'une des figures incontournables du journalisme télévisuel français, sans que personne n'y trouve rien à redire, ni ne démasque l'imposture. Comble du cynisme, ce personnage s'est même hissé au fil des ans au rang de journaliste préféré des français, s'exprimant sous les traits d'un homme d'apparence affable et courtoise, poli et sur qui le temps semble curieusement n'avoir aucune prise. Et pour cause.

En caleçon dans Berlin en ruines

Flash-back. Dans l'après-midi du 30 avril 1945, après avoir assassiné Eva Braun, Hitler renonce à se suicider. Il n'avait semble-t-il d'ailleurs jamais eu sérieusement l'intention de le faire car, dans le fond - selon un psychiatre aujourd'hui décédé dont L'Organe a pu recueillir le témoignage - c'était un bon vivant, qui tenait trop à la vie pour envisager une seconde de la perdre. Ce jour fatidique et historique, aussitôt après le meurtre de sa maîtresse, il abat l'un de ses serviteurs. Il lui passe ses vêtements, le coiffe rapidement avec la mèche sur le côté, lui colle une fausse moustache, rase la sienne, et prend la fuite dans les ruines de Berlin en flammes vêtu d'un simple caleçon. Nul ne prête attention à lui, et il se volatilise sans peine. Dans l'ambiance de débâcle qui plane sur la capitale du Reich, et la panique consécutive à la découverte des corps d'Eva Braun et du faux Hitler, le subterfuge passe comme une lettre à la poste. Les corps sont brûlés à la hâte et les restes dispersés. Dès lors, pour l'humanité comme pour les historiens, Adolf Hitler est décédé à jamais.

Dans les faits, nous le savons à présent, le führer est en pleine forme. Conscient d'être grillé dans bon nombre de pays, il s'apprête à connaître une longue période de purgatoire. Il sait qu'il va lui falloir reconstruire sa vie, lui trouver un nouveau sens, et pour cela se forger une nouvelle identité. Les premiers mois de sa vie de fuyard sont décrits à notre reporter par un ancien croupier du casino de Monaco, aujourd'hui décédé. C'est en effet dans la riante et gracieuse principauté qu'Adolf Hitler choisit de s'installer durant les premiers mois de son exil. Il occupe une modeste suite du Monte-Carlo Beach Hotel, dans laquelle il passe l'essentiel de ses journées à cuver de colossales cuites au schnaps (son péché mignon depuis toujours), ressassant ses échecs et s'éveillant au son de Tannhaüser, qu'il ne supporte d'écouter que le volume de son Deutshe Gramophon réglé au maximum. Ses voisins de chambre ont beau se plaindre de ce résident caractériel et lunatique qui répond au patronyme d'Alan Duhamelsohn, la direction est pleine de mansuétude à son égard car il paye bien et en espèces, quand ce n'est pas en or ou en pierres précieuses. Ses nuits, il les passe au casino, où il dilapide à la roulette, lentement mais sûrement, le trésor des nazis.

Opération au Paraguay

Ruiné, et ayant envie de changer d'air, il file au Paraguay et s'installe à Asuncion, la capitale. Nous sommes en 1948, Hitler est âgé de 55 ans et ses traits sont ceux d'un homme que la vie n'a pas épargné. Le hasard lui fait alors rencontrer, sur une plage où il occupe le transat n°23 (selon un plagiste de l'époque aujourd'hui décédé), la belle Serena Wyborowa, dont il tombe follement amoureux. Il se trouve que la dame est la fille du jeune docteur Feodor Wyborowa, coqueluche des nuits de la jet-set paraguayenne et brillant praticien spécialiste en chirurgie plastique. A l'époque, cette spécialité médicale n'en est qu'à ses balbutiements et le docteur Wyborowa recherche activement, sans grand succès il faut le dire, des volontaires sur qui faire ses gammes. N'ayant plus grand chose à perdre, Hitler/Duhamelsohn voit tout de suite le parti qu'il peut tirer de cette providentielle rencontre: changer d'aspect physique assurera sans coup férir sa sécurité pour le restant de ses jours. Spontanément, il propose au docteur de s'exercer sur lui.

Ainsi que l'assistant de ce dernier, un certain Igor Barherr, a bien voulu le confier au reporter de L'Organe peu avant son décès, l'opération de reconstruction faciale d'Adolf Hitler (et, accessoirement, pour les historiens, sa liposucion des cuisses) a lieu dans la nuit du 12 au 13 mai 1952, sur le divan d'un modeste salon du 947, boulevardo Vafanculo à Asuncion où se situe le cabinet du docteur Wyborowa. A son réveil, Hitler souffre le martyre sous des bandages qu'il est contraint de garder durant plusieurs mois, étendu sur le divan dans le noir complet, sans pouvoir boire ni manger. Quand il les ôte enfin, ce qu'il voit le stupéfie. Ce n'est plus le faciès amolli d'un vieux guerrier fatigué que lui renvoie le miroir, mais le beau visage d'un jeune homme blond aux yeux clairs tout juste sorti de l'adolescence. Les traits sont fins, l'ovale parfait. Pas une cicatrice, aucune ride, pas une marque disgracieuse ne vient corrompre l'oeuvre de l'artiste. Ce n'est plus une opération de chirurgie, c'est un véritable miracle. Hitler est aux anges. Pour lui, une nouvelle vie commence.

Transporté de joie, sitôt ses bandages enlevés, il se saoule au schnaps en compagnie de ses hôtes. Dans son enthousiasme éthylique, il sort son Walther PPK et se met à tirer autour de lui, abattant par mégarde le docteur et sa fille, Barherr réussissant miraculeusement à sauver sa peau en se ruant tête la première par la fenêtre du 9ème étage.

De Duheilmel à Duhamel

Après un séjour aux Etats-Unis où, selon Marylin Monroë aujourd'hui décédée, il se lie d'amitié avec les jeunes Arthur Miller, Charles Pasqua et Lafayette Ron Hubbard, tous grands consommateurs de schnaps, c'est en France que l'on retrouve le jeune et bel Adolf au début des swinging sixties. Sa fascination pour notre beau pays ne s'est jamais démentie, et c'est sans complexe qu'il y revient. Ses relations aux USA lui ont permis d'obtenir des faux papiers flambants neufs sur lesquels on peut lire: Alain Duheilmel, 20 ans, étudiant.

Bien qu'en réalité âgé de près de soixante-dix ans, Adolf Hitler en paraît désormais à peine vingt. Il fréquente quelques mois la faculté de Droit, rue d'Assas à Paris, où il se fait de nombreux amis. Mais l'austère étude des traités juridiques le lasse vite. Lui qui a toujours vu les choses en grand supporte mal le cadre étriqué de l'université. Son ambition est intacte et il rêve d'autre chose.
A cette époque, un nouveau média est en train d'émerger: la télévision. Répondant à une petite annonce de recrutement pour un poste de speaker, le jeune Alain/Adolf se retrouve dans le bureau de Pierre Desgraupes, qui se laisse séduire par le bagout et le charisme de ce blondinet étonnamment mûr pour son âge, qui a l'air de vouloir faire carrière et qui semble de surcroît savoir causer aux masses populaires. Les essais (avec Denise Fabre, dont nous avons pu recueillir le témoignage peu avant sa mort) sont concluants, et le contrat de l'impétrant signé aussi sec. Seule condition posée par Desgraupes : changer ce patronyme de Duheilmel, qui sonne quand même un peu bizarre, en un Duhamel nettement plus télégénique.

La suite, toute la France la connaît.

La magnifique carrière télévisuelle d'Adolf Hitler

Cartes sur table, L'Heure de Vérité, Cent minutes pour convaincre, Les voeux du Président, Le Quatorze juillet du Président, Duhamel/Hitler occupe les plateaux télévisés et enchaîne les émissions à succès. La France s'habitue à l'impeccable minois de l'ancien führer, et se prend de sympathie pour ce brillant jeune homme dans lequel elle voit une sorte de gendre idéal. Lui se plaît à cultiver cette proximité avec les français. Affichant une modestie de bon aloi, il se déplace en Solex, pittoresque cycle à moteur emblème des années soixante, n'oubliant jamais de saluer qui sa voisine, qui sa boulangère, qui l'agent de police du carrefour. Dans l'exercice de son nouveau métier de journaliste, il s'oblige à demeurer toujours aimable et courtois avec ses interlocuteurs, souriant, affable et soucieux de ne jamais leur poser la moindre question embarrassante. Pour ne pas éveiller les soupçons, sans doute. Mais aussi parce qu'il a décidé d'inscrire sa carrière dans la durée. Il ne lui faut déplaire à personne, et il le montre. Qui se douterait alors que, derrière ce masque de respectabilité policée se cache en réalité le führer maléfique, la bête immonde qui, trois décennies plus tôt a semé la haine et la mort sur la planète ?

Gouvernements, services spéciaux et hautes personnalités impliqués

Ce n'est que récemment que nous avons été contactés par un informateur anonyme (aujourd'hui décédé). Cet ancien nazi, ancien membre de la Stasi, du Kgb, du Mi5, de la Cia, de la secte Moon et du Rotary Club nous a remis l'important dossier à partir duquel a été rédigée cette enquête. Retraçant le parcours du führer depuis son pseudo suicide en 1945, les multiples documents qu'il contient mettent implacablement en cause les gouvernements et services spéciaux du monde entier, révélant un réseau de complicités internationales impliquant de très hautes personnalités de toutes origines, lesquelles ne peuvent qu'expliquer l'impunité du fondateur du IIIème Reich.

Nous ne pouvons naturellement diffuser ces milliers de pages de documents, dont la majorité relèvent de la sûreté de l'Etat. Il va toutefois sans dire que nous les tenons à la disposition de la justice française, si tant est que celle-ci ait vraiment envie de faire toute la lumière sur une affaire aux relents putrides dont, une fois de plus, l'humanité ne sort pas grandie.
L'un des rares documents que nous pouvons publier se trouve ci-dessous. Il s'agit d'une étude réalisée par le professeur Piotr-Jean-Marc Tdgrzkp, docteur en physiognomonie au laboratoire d'observation des tissus pelviens de l'université de sciences humaines de Prague. Plus parlante que de longs discours, cette illustration démontre l'incroyable vérité que L'Organe ose à présent révéler, non seulement à ses lecteurs, mais au monde entier: oui, malgré les grossiers subterfuges qu'il utilise depuis des décennies pour tromper son monde, le "journaliste" français Alain Duhamel est en réalité Adolf Hitler !

Dernière minute: nous apprenons que le volumineux dossier que nous tenions à la disposition de la justice a malencontreusement été détruit par un mystérieux incendie survenu dans l'entrepôt où L'Organe stocke ses documents confidentiels. Les preuves de cette enquête n'étant plus disponibles, nous prions donc nos lecteurs de nous croire sur parole.

Lundi 3 Janvier 2005
Alain Castello
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Article original et commentaires : https://web.archive.org/web/20170720223308/https://www.lorgane.com/INCROYABLE-HITLER-EST-VIVANT-_a244.html?com#comments


Problème : chaque photo illustrant un article doit être accompagnée d'une légende, comme ci-dessous :

Pour arriver à ce résultat, je pensais insérer en mode source un tableau HTML comprenant 2 lignes : 1 pour la photo, 1 pour la légende.

Or, impossible d'insérer/valider une table. Ca semble marcher en mode brouillon, mais pas lorsque l'article est validé : la photo apparaît bien, mais le texte est distribué autour de la photo, comme si la validation effaçait le formatage HTML.

Y a-t-il donc un autre moyen d'ajouter une légende sous une photo ?

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Exemple d'essai avec tableau 2 lignes :

 

qgqs q q sq qgq sd qsd gqsg qsgqgsqstsf

 

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